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Qui paie les frais d’agence lors d’une vente immobilière ?

Qui paie les frais d'agence lors d'une vente immobilière

La question est récurrente, particulièrement chez les acheteurs qui se demandent pourquoi passer par un courtier alors qu’il existe pléthore d’offres en ligne sans courtier ou sans agence.

Qui paie les frais d’agence lors d’une vente de maison et pourquoi ?

Un sondage de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) a mis en lumière qu’environ les deux-tiers (65 %) des propriétés vendues au Québec passent par l’intermédiaire d’un courtier immobilier (indépendants et sous bannière compris). Le travail du courtier immobilier est complexe et demande parfois persévérance, professionnalisme et l’entretien d’un grand carnet de relations.

Le courtier va en effet se charger de prospecter le marché, de mener des négociations et de préparer divers papiers liés à la transaction. Son travail consiste notamment à accompagner un futur acheteur du début à la fin du processus. Pour mener à bien ses missions, le courtier doit bien être rémunéré à la hauteur de son investissement humain.

Au Québec, un courtier immobilier perçoit en commission entre 4 % et 7 % de la valeur du prix de vente d’un bien, selon une estimation du CAA-Québec, mais plus généralement entre 4 % et 6 %. Il arrive que certains courtiers se contentent de moins contre un travail proportionnellement moindre également. De plus en plus d’agences proposent même aux acheteurs de ne rien payer pour les conseils d’un courtier.

Reste à savoir qui paie cette commission ou qui rémunère le courtier ? Le vendeur ou l’acheteur ? Ou les deux ?

Qui paie les frais d’agence lors d’une vente sans frais de courtier ?

Certaines agences proposent aux acheteurs de s’adresser à elles avec un message irrésistible, du genre : achetez votre maison sans frais de courtier. Pourtant, le courtier doit se charger de :

  • rechercher une propriété et accéder aux alertes immobilières
  • analyser les avantages et désavantages des propriétés ciblées
  • planifier des visites
  • être présent durant les visites
  • déterminer la valeur de la propriété sur le marché actuel
  • préparer et présenter la promesse d’achat au vendeur
  • accompagner l’acheteur jusqu’au contrat notarié
  • offrir des conseils professionnels

Comment est-ce possible d’assurer autant de services sans être payé ? Le courtier, rassurez-vous, doit bien vivre. S’il ne gagne rien sur le compte de l’acheteur c’est qu’il gagne sur le compte du vendeur.

C’est généralement le système adopté au Québec : le vendeur est chargé de rémunérer le courtier immobilier. Le courtier d’un acheteur va ainsi se servir dans la commission du courtier du vendeur, avec son accord.

Grâce à ce système, certains sites ou certaines agences arrivent à baisser jusqu’à 2 % la commission, contre des services réduits comme laisser les négociations se dérouler sans intermédiaire entre vendeur et acheteur.

Peut-on discuter qui paie les frais d’agence lors d’une vente ?

Il n’existe pas de réglementation sur les taux de commission des courtiers immobiliers au Québec, la Loi n’encadrant que sa formation. Lorsqu’un taux est appliqué, c’est le résultat d’un calcul gagnant-gagnant entre le courtier du vendeur et celui de l’acheteur. S’il est difficile pour le vendeur de négocier la commission avec son courtier immobilier, l’acheteur dispose en revanche d’une marge de manœuvre dans la négociation. Il peut par exemple tenter de :

  • faire diminuer le taux de commission
  • établir un montant forfaitaire
  • fixer un taux horaire à la place

Il faut garder en tête que l’un des gros avantages de passer par un courtier est son accès à des réseaux tels que celui de realtor.ca où sont listées toutes les propriétés mises en vente par les courtiers au Canada. Au Québec, c’est le réseau de centris.ca qui remplit ce rôle au niveau provincial (réseau MLS).

Un autre réseau est encore exclusivement employé par les courtiers. Le réseau EDGAR permet en effet aux courtiers d’avoir accès à des propriétés qui ne seront pas listées avant au moins 5 jours sur les autres réseaux d’accès plus ouvertement public (MLS).

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